La  visite  du  mois

 

 

 

 

 

BETHLÉEM

 

Ici, de la Vierge Marie, naquit Jésus

 

Prenons ensemble la route de Bethléem. C’est là que Jésus naquit aux environs de l’an 6 avant notre ère. Comme à Nazareth, il est difficile, sans guide, de retrouver les souvenirs évangéliques conservés en même temps que cachés dans l’écrin parfois trop encombrant des architectures et des ornements que les siècles ont accumulés ici.

Cependant le nom même de Bethléem fait résonner en nous les paroles du Prophète Michée : « Toi, Bethléem Éfrata, bien que tu sois le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que me naîtra celui qui doit régner sur Israël ; ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois…Lui se tiendra ferme, il fera paître son troupeau par la puissance du Seigneur et pour la gloire du nom de son Dieu ; ils vivront en paix sous son autorité, car elle s’étendra jusqu’aux extrémités de la terre.

Lui-même sera leur paix. »

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La ville aujourd’hui très étendue est sortie des limites naturelles que lui imposait l’éperon naturel sur lequel s’était établi jadis le village. Le terrain de calcaire tendre se prêtait à l’aménagement des grottes naturelles ou au creusement de pièces d’habitation troglodytique ; c’est ainsi que le lieu communément appelé « grotte de la Nativité » n’est autre que la partie creusée dans la marne calcaire de la maison où naquit Jésus. Une observation attentive des différentes chapelles souterraines remaniées au cours des siècles dans la « grotte » le montre parfaitement.

 

Le témoignage de Justin, martyrisé au second siècle, ceux d’Origène et d’Eusèbe de Césarée au siècle suivant, ainsi que la profanation de la « Grotte » par l’empereur Hadrien qui y avait installé un sanctuaire païen dédié au dieu Adonis, représentent une garantie sérieuse de l’authenticité de ce lieu-saint.

Les siècles suivants se chargèrent d’enraciner dans la pierre cette tradition vénérable.

 

À peine sur le trône de l’empire, Constantin dépêche sa mère, Sainte Hélène pour bâtir une basilique au-dessus de la « Grotte ». la dédicace de l’édifice se fait le 31 mai 339. Ayant souffert d’une construction peut-être trop rapide la basilique est profondément remaniée sous le règne de Justinien aux environs de 540.

Les Croisés y ajoutèrent bien les mosaïques murales, mais dans l’ensemble la basilique garde encore le visage que lui conféra Justinien.

 

L’édifice est constitué d’un vaisseau à trois nefs précédant un chœur recouvrant la grotte vénérée. Le chœur primitivement octogonal a été remplacé lors de la restauration sous Justinien par un chœur semi circulaire avec transept.

 

C’est par deux escaliers, prenant sur les deux côtés du chœur, que l’on descend dans la partie de la « grotte » où l’on aime à relire et à méditer le texte de Saint Luc nous rapportant la naissance ce Jésus :

 

En ces jours-là un édit de César Auguste ordonna de recenser toute la terre. On en fit le “premier” recensement lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. Tous commencèrent à se déplacer, chacun vers sa propre ville, pour y être recensés. Joseph aussi, qui habitait le village de Nazareth en Galilée, monta en Judée jusqu’à la ville de David dont le nom est Bethléem, car il était de la descendance de David. Il alla se faire recenser avec Marie, son épouse, qui était enceinte.

Or, pendant qu’ils étaient là, le jour où elle devait accoucher arriva. Elle enfanta son fils, le premier-né ; elle l’emmaillota et l’installa dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.

Il y avait dans la région des bergers qui restaient aux champs et se relayaient pour garder leurs troupeaux durant la nuit. Un ange du Seigneur se trouva soudain devant eux, en même temps que la Gloire du Seigneur resplendissait tout autour. Ils furent saisis d’une grande crainte.

L’ange leur dit : “Ne craignez pas, c’est une bonne nouvelle que je vous apporte, et qui fera la joie de tout le peuple. Aujourd’hui, dans la ville de David vous est né un Sauveur. C’est le Messie, le Seigneur. Et voici son signalement : vous trouverez un nourrisson emmailloté et déposé dans une mangeoire.”

Tout à coup se joignit à l’ange une multitude d’esprits célestes qui louaient Dieu en disant : “Gloire à Dieu dans les cieux, et sur la terre paix aux hommes, car il les prend en grâce.”

Lorsque les anges furent repartis vers le ciel, les bergers se dirent l’un à l’autre : “Allons donc jusqu’à Bethléem, voyons ce qui vient d’arriver et que le Seigneur nous a fait connaître.”

Ils y allèrent sans perdre un instant et trouvèrent Marie et Joseph ainsi que le petit enfant déposé dans la mangeoire. Alors ils firent connaître ce qui leur avait été dit à propos de cet enfant.

Tous ceux qui en entendirent parler restèrent fort surpris de ce que racontaient les bergers. Quant à Marie, elle gardait le souvenir de ces événements et les reprenait dans sa méditation.

Les bergers repartirent ; ils ne faisaient que remercier et chanter les louanges de Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, tel qu’on le leur avait annoncé.

Évangile selon Saint Luc 2,1-20

 

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