Nouvelles de macao
Bulletin d’information de la mission de Macao, Chine.
Le mois de juillet nous a apporté beaucoup de nouvelles de Chine, des nouvelles de tout genre. Les journaux et la télévision vous en ont informé amplement.
Dans le domaine ecclésial, les nouvelles ont été nombreuses… des nouvelles préoccupantes qui ont produit des positions antagonistes entre le Vatican et le gouvernement chinois, très antagonistes en ce qui concerne les ordinations épiscopales qui ont eu lieu récemment. Si tout ceci vous intéresse, vous pouvez le lire abondamment dans d’autres publications.
Dans notre blog du mois d’Août nous allons partager avec vous d’autres nouvelles — celles dont on ne parle pas beaucoup ailleurs.

Luis Ruiz, missionnaire jésuite espagnol est mort en Chine, il avait 97 ans
C’était un grand personnage à Macao et le fondateur de ce que nous connaissons aujourd’hui comme les systèmes de services sociaux
Il réussit à établir en Chine continentale plus de cent cinquante centres pour s’occuper de 10.000 lépreux.
(OMPRESS).- Luis Ruiz Suárez, missionnaire jésuite est mort hier à Macao, il avait 97 ans. Le journal local Macau Daily Times le dit bien: "sans aucun doute il représentait l’une des figures les plus importantes de Macao, il fonda ce qu’aujourd’hui nous appelons le système de services sociaux". La plupart de personnes l’appelaient par son nom chinois "Luk Ngai", "père des pauvres", car il s’est voué au service des plus pauvres.
Il naquit à Gijón en 1913, comme jésuite il dut quitter l’Espagne,
car la République Espagnole expulsa la Compagnie de Jésus en 1932. Pour
continuer à être jésuite, il dut s’exiler avec ses frères de la congrégation.
Il fut nommé à Cuba, au collège Belen et Fidel Castro
fut l’un de ses élèves.
Il arriva en Chine en 1941, où il demeura les 70 années suivantes, il dut vivre
les horreurs de l’occupation japonaise. Après la fondation de la République
Populaire Chinois en 1949 le père Ruiz fut
arrêté et pendant sa détention faillit mourir puisqu’il attrapa le typhus.
Donc, il fut expulse vers Macao, alors colonie portugaise où il consacra son
temps à aider les réfugiés qui fuyaient la Chine communiste.
Les réfugiés arrivaient à la nage avec ce qu’ils pouvaient emporter et qui pouvait
flotter. La situation était désespérante car il fallait s’occuper d’un grand
nombre de personnes qui arrivaient. Le père Luis mit
à leur disposition les maisons des jésuites et se consacra corps et âme à ces
personnes qui manquaient de tout, grâce à l’aide qu’il commença à recevoir de
l’étranger. Il les aida à obtenir des papiers, à trouver du travail et à
donner de l’éducation à leurs enfants. Il créa les premières maisons pour
personnes âgées et des maisons d’accueil pour des personnes avec des problèmes
mentaux.
Dans les années quatre-vingt, après avoir obtenu les permis
nécessaires, il réussit à établir plus de cent cinquante centres pour s’occuper
de 10.000 lépreux en Chine continental, car ils vivaient à l’écart abandonnés
de tous. Il compta avec la collaboration de plusieurs congrégations
religieuses qui répondirent favorablement à son appel. Beaucoup le comparent à
Mère Teresa de Calcutta grâce à son travail sans relâche auprès des lépreux. A
plusieurs reprises il disait : "Il n’y a pas de plus grande joie
que de servir les autres. Leurs visages et leurs sourires sont la plus grande
récompense"
En 2005, il accepta l’offre du gouvernement de la province de Hunan pour créer
un centre pour les malades du sida. Le centre fut établi dans la ville Hongjian.
Il menait de front toutes les œuvres qu’il avait créées et quand on lui
demandait comment faisait-il pour avoir suffisamment d’argent pour tout cela il
répondait : "J’ai toujours fait confiance à l’aide que Dieu nous
apporte, sinon comment pourrions-nous expliquer avoir survécu économiquement
tout au long de tant d’années. ".
Les obsèques de ce grand homme de Dieu auront lieu le 3 août dans la Cathédrale Catholique de Macao.
Le Père Luis Ruiz
est venu chez nous, à Macao, il y a quelques années
http://noticiasdemacau.blogspot.com/2009/07/dos-misioneros-gigantes.html
Nous vous conseillons de voir et de méditer un vidéo sur la vie et le travail
du Père Luis Ruiz : “La Source de la Joie”
C’est un vidéo en 4 parties de dix minutes chacune. Il vous aidera dans votre engagement chrétien et vous motivera dans votre travail quotidien. Ne manquez pas de le voir.
Nos collaborateurs se trouvent dans plusieurs pays. Nous
communiquons par internet. Aujourd’hui nous vous présentons quelques uns de
nos excellents collaborateurs qui nous ont visités récemment.
Père Juan Miao
Père Juan Miao
Le Père Juan est un jeune prêtre chinois revenu récemment après avoir effectué des études bibliques à l’Université de Deusto (Bilbao, Espagne). Le Père Juan nous traduit directement de l’espagnol au chinois et nous aide à corriger les manuscrits chinois.
Le Père Pedro Wei
Un autre collaborateur est le Père Pedro Wei. Il vient de finir ses études bibliques à Salamanca, il habite à des milliers de kilomètres, en Mongolie intérieure. Le Père Pedro traduit aussi de l’espagnol en chinois et nous aide à éditer le texte chinois de la nouvelle bible en chinois.
Il part ces jours-ci vers Madrid pour accompagner un groupe de jeunes chinois qui vont participer aux Journées Mondiales de la Jeunesse. Dans un de ses emails il nous raconte, en espagnol, bien sûr, comment ils se sont préparés (son espagnol ne laisse rien à désirer nous aimerions bien pouvoir nous exprimer comme lui en chinois !) :
Cher Ami,
C’est avec grande joie que je vous informe que c’est la quatrième fois que nous marchons en Chine, nous avons commencé en 2008, cette fois-ci dans la région presque désertique de Gobi. Nous commençâmes le voyage le 5 juillet depuis Wuwei de Gansu, nous traversâmes Jiayuguan, c’est là la fin de la Grande Muraille et nous avons continué notre voyage en pénétrant la zone désertique de Gobi, le 16 nous sommes arrivés à une petite église au milieu du désert, c’est la paroisse Saint Joseph. Nous sommes 23 personnes et au total nous avons marché un peu moins de 350 kms… Si nous rajoutons les kilomètres parcourus cette année, nous avons marché 1500 kms en quatre ans pour arriver, si Dieu le veut, à la Journée Mondiale de la Jeunesse.
Au fur et à mesure de cette marche nous avons ressenti profondément la présence de Dieu qui nous accompagne. Pendant ce voyage, je me suis rendu compte de tout (vraiment de tout) ce que j’ai appris de l’Europe ; sa théologie m’aide à avoir une tête bien formée et sa vie monastique me fait avoir un cœur au point. Nous vous demandons de prier pour nous pour que ce voyage aux JMJ soit possible.
Je vous embrasse,
Pedro Wei
Pèlerinage à travers le désert de Gobi
Temps d’arrêt et de réflexion dans notre marche à travers le désert
Faith Press, la maison éditoriale catholique la plus grande de la Chine, célèbre ses 20 ans d’existence. En plus de la publication des livres, elle publie chaque dix jours un journal qu’elle distribue en 60.000 exemplaires et qui est distribué partout dans le pays.
Notre travail éditorial en Chine est lié avec Faith Press. Ces derniers jours vient de sortir de l’impression le livre “Evangile et Vie 2012” (publié en chinois, bien évidemment). Le livre, préparé par notre équipe, est distribué partout en Chine par Faith Press. 55.000 exemplaires ont été imprimés et seront distribués en Chine. De plus, des éditions spéciales ont été faites pour les chinois qui vivent dans d’autres pays.
C’est à lui que nous nous adressons particulièrement dans l’imprimerie Amity (Nanjing, Chine). Cela fait 12 ans que nous travaillons avec M. Li. Il est très professionnel, par ailleurs, une grande amitié nous unit. Nous considérons qu’il 'fait partie de notre famille'. Il est le responsable de tous nos travaux dans l’imprimerie – cette année nous avons imprimé 500.000 livres. L’imprimerie Amity, son personnel, sont devenus notre deuxième maison en Chine. Nous avons une relation très spéciale avec l’équipe qui s’occupe de nos travaux… c’est comme si nous appartenions aux membres d’une même famille. Nous communiquons directement (par internet) pendant les heures de travail… et quelques fois bien tard dans la nuit.
Père Alberto, M. Li, Divine
Nous sommes en été en Chine. Des catéchistes et des missionnaires laïcs s’occupent de la formation des jeunes dans des endroits éloignés de Chine. Voici un exemple de ce que les membres de notre équipe éditoriale ont fait pendant le mois de Juillet.
Vers le Sommet !
Pendant plusieurs semaines, cet été, nos éditeurs ont visité Hua-Shan (Montagne des Fleurs) dans la Province de Shǎnxī.
Province de Shǎnxī
Vue partielle de la montagne qui semble flotter sur les nuages.
Sur la route vers la montagne se trouve un village où il y a des catholiques
depuis 300 ans. Ce sont des gens peu instruits qui ont gardé leur foi malgré maintes
difficultés. Avec beaucoup d’efforts ils ont réussi à construire une église et
ont un prêtre qui les accompagne. C’est une région très pauvre et c’est très
courant que les enfants abandonnent l’école pour aider dans les champs. Avec
l’aide du curé et cherchant des subsides pour des bourses, 8 jeunes ont été
acceptés pour aller faire des études à l’université. C’est la première fois
que ceci a lieu dans ce village. Les jeunes mêmes nous ont dit que leur secret
c’est la discipline, le bon exemple et l’aide qu’ils reçoivent de leur
prêtre ; ils mûrissent ainsi dans leur foi.
Il faut 4 heures de marche pour l’ascension de la montagne de Hua-Shan si l’on veut profiter du paysage. Ces jeunes ont besoin de beaucoup d’amour, d’aide, d’opportunité (et de la discipline… selon ce qu’ils disent, pour escalader les montagnes de leurs vies ; ils sont le ‘rocher’ sur lequel se construit l’Eglise.
(Pour aider à leur formation, nous allons installer dans ce hameau une “bibliothèque paroissiale”. Vous pouvez voir de quoi il s’agit).
Nous avons reçu la visite du Père José Ornelas Carvalho, Supérieur Général des Prêtres du Sacré Cœur (Dehonianos) et du Père Aquilino Mielgo, Intendant Général. La Chine attire les missionnaires toujours prêts à apporter la Bonne Nouvelle au-delà des frontières les plus lointaines.
Père Jojo, P. José et Père Aquilino dans notre maison à Macao.
Les Montagnes de Tianmen
se trouvent dans la
Province de Hunan.
Pour monter au sommet il faut passer par
un chemin qui a 99 tournants impressionnants.
A la fin il faut
monter “les marches vers le ciel”
il y a 999 marches.
Peut-être c’est la façon chinoise d’arriver au ciel :
Morts de peur sur le chemin et très fatigués après avoir escaladé la dernière étape.
Mais la vue depuis le sommet est merveilleuse.