Lettre de MACAO Janvier 2011 (extraits)

Vous avez peut-être lu ou entendu des nouvelles des dernières tensions dans l’Eglise en Chine. En peu de mots, voici quelques flashes
L’Eglise Patriotique Chinoise a élu ses responsables sous l’égide du Gouvernement communiste
Le 9 décembre dernier l’Eglise Catholique officielle de Chine a élu ses nouveaux chefs qui sont des protégés du Gouvernement communiste dans le cadre du VIII Congrès Catholique National.
Le congrès s’est réuni à Pékin où 341 délégués de tout le pays y dont assisté, ils ont nommé l’évêque Fang Xingyao comme président de l’Association de l’Eglise Patriotique Chinoise, sous la houlette communiste. Cet évêque est reconnu par le Vatican. De plus il choisit l’évêque Ma Yinglin président de la Conférence Episcopale de Chine et ses prédécesseurs, Liu Bainian y Jin Luxian, présidents honoraires respectivement. Jia Qinglin, président du Comité de la Conférence Consultative Politique du Peuple de Chine (CCCPC), principal organisme de conseil, s’est félicité des efforts déployés par les catholiques chinois pour éviter "l’infiltration d’éléments étrangers hostiles" qui utilisent la religion pour interférer dans les affaires internes de la Chine. Jia a instamment demandé aux religieux et aux prêtres chinois à rester vigilants et à sauvegarder les intérêts du pays, il a demandé aux catholiques chinois de collaborer dans le développement scientifique de la Chine pour transformer le modèle de développement économique.

Le Vatican condamne la Chine d’avoir tenu cette assemblée de l’Eglise Catholique
locale

Le Vatican a condamné les autorités chinoises de ce qu’il a appelé une "grave violation des droits humains" du fait qu’ils ont obligés plusieurs évêques, prêtres et religieuses à participer à l’assemblée soutenue par l’Etat qui n’a pas l’approbation du Pape. Dans un communiqué du 17 de décembre, il a exprimé son "profond mécontentement" devant le fait que cette réunion, connue sous le nom d’Assemblée de Représentants Catholiques Chinois ait eu lieu à Beijing du 7 au 9 décembre.
Le Vatican affirme que beaucoup d’évêques, de prêtres, de religieuses et de croyants laïcs fidèles au Pape ont été forcés d’assister malgré les instructions explicites dictées par l’Eglise à Rome de ne pas le faire.
« La façon utilisée pour appeler à se réunir et son déroulement mettent en évidence une attitude répressive en ce qui concerne la jouissance de la liberté religieuse que l’on croyait être acquise dans la Chine d’aujourd’hui », a indiqué le Saint-Siège. Les catholiques en Chine sont divisés entre une Eglise qui reconnaît le Pape et son autorité pour nommer les évêques et une « "association patriotique" cautionnée par l’Etat qui nomme ses propres évêques sans l’approbation du Vatican.
Le communiqué fut le dernier évènement sur une dispute qui tourne autour de l’autorité du Pape en Chine, ceci a détérioré les efforts entrepris pour améliorer les relations entre le Saint-Siège et Beijing.
Le Vatican avait interdit aux évêques, aux prêtres et aux catholiques laïcs d’assister à l’Assemblée, où des chefs de l’Association Patriotique Catholique de Chine ont été nommés, mais il a signalé que beaucoup d’entre eux furent obligés à participer à cet évènement. Par ailleurs, a rajouté le Saint-Siège, "C’est évident que beaucoup d’évêques et de prêtres furent obligés à participer à cette assemblée ", "Le Saint-Siège condamne cette grave violation des droits humains".
Le Vatican voudrait établir des relations diplomatiques avec la Chine, mais Pékin a fixé deux conditions : le Vatican ne doit pas interférer dans les domaines religieux en Chine (De ce fait il ne peut pas nommer ses évêques) et il doit couper ses liens avec Taiwan, qu’elle considère comme une province rebelle. Taiwan a des relations diplomatiques en bonne et dû forme avec seulement 20 Etats.
Ces dernières années, le Vatican a montré sa bonne volonté en acceptant la deuxième condition mais il a insisté que le gouvernement chinois ne doit pas violer les libertés religieuses, ce qui évidemment se réfère à la façon de nommer les évêques en Chine.
La position de Beijing s’appuie sur l’idée que la nomination des évêques chinois est une affaire interne qui devra être décidée par l’Association Catholique Patriotique Chinoise, créee par le gouvernement, tandis que le Vatican allègue que les évêques catholiques ne peuvent être nommés que par le pape.
Depuis 2007, les chinois ont obtenu l’approbation tacite du Vatican avant l’ordination de nouveaux évêques. Néanmoins, une direction plus endurcie voit le jour dans la politique chinoise ses derniers mois. Ceci peut avoir un rapport avec la décision de Pékin de prendre une position plutôt
d’affrontement vis-à-vis de l’Occident après la nomination au Prix Nobel de la Paix octroyé par le Comité Nobel de Norvège au dissident Liu Xiabo qui se trouve en prison.
Il est évident qu’il s’agit d’une relation complexe et tendue… dont les issues sont difficiles. Nous espérons que l’Esprit va nous aider en 2011 pour sortir de cette impasse.
Pendant ce temps à Macao…
Grande fête dans le diocèse de Macao à l’occasion de la première ordination sacerdotale après 18 ans. Le diacre Li Xian Jun, d’origine coréenne, qui est entré dans le diocèse de Macao, en 2005 fut ordonné prêtre pendant la Fête de l’Immaculée Conception, le 8 décembre 2010. Monseigneur José Lai Hung-seng OMB, Evêque diocésain a célébré la messe solennelle de l’ordination à la cathédrale où plus de trente prêtres de diverses paroisses ont concélébré. Le nouveau prêtre a étudié la théologie et la philosophie à Rome ainsi que la langue chinoise et cantonaise à l’Université Chinoise de Hongkong.
Nous avons reçu la visite de l’Évêque de Macao
Cela fait 5 ans que nous sommes établis dans le diocèse de Macao. Le 28 décembre dernier nous avons invité l’Evêque José Lai Hung-seng à passer quelques heures avec nous pour partager nos préoccupations pastorales et lui assurer de notre soutien en ce qui concerne le service de la communauté

Frs. Ezakias, Jose Christo Rey, Bishop Jose Lai, Alberto, Jojo and Jose

Bernardo Hurault: le grand auteur de la Bible Latino-Américaine, prophète de notre temps.
Sans doute, vous connaissez ou vous avez déjà un exemplaire de la Bible Latino-américaine. Ce nouveau livre vous dira qui fut le Père Bernard.
“La Parole de Dieu n’est pas enchaînée” C’est le titre du Nouveau livre du Clarétain P. José Agustín Cabré Ruffat. Voici quelques aspects de la vie de notre grand ami Bernard qui nous a quitté pour retrouver le Père en décembre 2004 et avec qui nous avons travaillé les 19 dernières années de sa vie.
Ce livre vous raconte qui était le Père Bernard.
L’auteur nous dit dans l’introduction : “Bernard Hurault fut sans doute, celui qui a apporté le plus la connaissance, l’intérêt et la diffusion des Saintes Écritures dans l’Église catholique. Nul autre que ce prêtre français a entrepris une œuvre aussi colossale qui a mis entre les mains des gens ordinaires plus de 50 millions de bibles dans quelques 10 langues différentes. Avec ce livre je mets entre les mains des lecteurs la vie d’un homme, d’un chrétien, d’un mystique, d’un apôtre, d’un prophète… »